Carnet de Bord 18 – 46

Une moisson bien maigre cette semaine : seulement 4 pages. Ajouté au fait que je n’ai pas écrit de carnet de bord la semaine dernière, ce n’est pas très glorieux.

La prise de tête

J’étais hyper confiante il y a deux semaine, et aujourd’hui je retombe dans le vieux piège de vouloir dessiner uniquement des trucs cools. C’est vrai que c’est mon objectif, mais à manquer d’indulgence avec moi-même je me bloque bêtement… Je le sais pourtant.

Une grande part de ma motivation pour dessiner vient de mon état d’esprit. J’essaye d’avoir la bonne attitude, pour garder le cap et ne pas épuiser ma motivation. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que je pouvais oublier cette attitude.

Je suppose que mon attitude doit inclure la clause “ne soit pas trop confiante”.

Les images “intéressantes”

C’est pour ça que je me suis mis la pression, alors parlons-en !

J’ai fais des petites recherches, et il en ressort deux choses :

D’après Bobby Chiu, dans sa vidéo “What makes your art memorablele principal c’est l’impact émotionnel. Le message prime, mais il ne faut pas le choisir n’importe comment : il doit être lié à quelque chose que le spectateur connaît, qu’il aime ou qu’il vit au quotidien. C’est vraiment réussi quand le spectateur est suffisamment touché pour partager l’image. Alors okay, il y a un côté “nourrir les réseaux sociaux” (et je ne suis pas 100% à l’aise avec ça, je l’avoue) mais pas seulement : on peut partager sincèrement des choses qu’on aime.

L’autre point important c’est que la technique n’est qu’un moyen. C’est beaucoup moins important d’être académique sur ce point, ça peut être même contre-productif en fonction du message que l’on veut transmettre. Le principal c’est que le rendu soit adapté à l’intention. Quelqu’un sur un forum faisait un parallèle sympa avec la musique, en citant Eminem et Pavarotti : des univers différents demandent des traitements différents différents, sans que l’un soit nécessairement meilleur que l’autre.

Ce que je retiens

Aujourd’hui j’ai deux obstacles devant moi :

  • la technique, ce que je n’arrive pas à réaliser
  • l’inspiration, ce que je n’arrive pas à imaginer

Autant pour le premier je peux m’appuyer sur des exercices, autant pour le second je ne sais pas (encore) comment l’améliorer. Lequel doit dominer l’autre ? Par quel bout est-ce que je dois commencer ?

Mais est-ce que ça a vraiment un sens, “des images intéressantes” ? En parcourant le net, je me rends compte que cette question est partout, elle a même traversé les époques. Et j’imagine facilement que parmi les professionnels et les maîtres d’aujourd’hui, ceux qui ont réussi à mes yeux, peu  savent expliquer comment ils y arrivent. Peut être en sont-ils les premiers surpris ?

Maintenant je me souviens que la bonne attitude : rester pragmatique. Tout ce que je peux faire c’est de continuer à dessiner. Et accepter le fait que dans un mois j’aurais peut être de nouveau oublié…