Je suis toujours à la recherche de cours et de tuto pour améliorer mon dessin, et été j’ai découvert Drawabox.

À la fois challenge et cours de dessins, Drawabox c’est un site internet avec des cours, une communauté et une très longue liste de « Homework » à faire, et qui doivent mener vers une bonne maîtrise du dessin. Et tout est gratuit. Même les retours sur les devoirs ! 

Mais il ne faudrait pas croire que ce sera facile. Ni rapide. 

La méthode

Drawabox n’est pas une réserve de tutoriels. Oubliez les méthodes instantanées, et faites place à la sueur des mains et du front, car leur méthode est basée sur le dicton « c’est en forgeant qu’on devient forgeron ». Les cours sont écrits par quelqu’un qui a vraiment galéré pour apprendre, qui est passé par tous les doutes possibles, et qui a vu de nombreux élèves se casser les dents sur les mêmes obstacles. Et sa conviction c’est qu’il faut en passer par là pour s’améliorer, qu’on soit dans une école ou non. 

Mes difficultés

Je n’ai pas encore fini les leçons, et j’espère bien y arriver. Mais il m’a semblé intéressant de faire le point sur les premiers obstacles qui pourraient décourager quelqu’un qui se lancerait dans cette aventure :

1

Ma première difficulté c’est que je dessine depuis longtemps et « longtemps », ça ne veut pas dire « bien ». Du coup j’ai un bagage de connaissances (et d’ego, il faut bien l’avouer) qui m’ont fait croire que je pouvais m’affranchir de lire les leçons correctement. Et donc de faire les exercices correctement. Ce qui était un peu idiot de ma part, j’en conviens.
Quand je m’en suis rendu compte, j’ai réalisé que j’avais perdu du temps à bâcler les premiers exercices et j’étais bonne pour recommencer.

C’était ma première leçon : il faut suivre les instructions, rester humble, ne pas en faire plus, ne pas en faire moins. Ça fait partie de l’apprentissage. 

2

La deuxième difficulté, c’est le volume de travail. Pour la leçon 1 j’ai noirci une petite centaine de pages A4. Je ne m’attendais pas à dessiner autant, et je vous promets que je l’ai bien senti passer dans mon bras. Les muscles s’affinent et peu à peu, certains gestes difficiles, comme dessiner une ellipse à main levée, viennent plus facilement. 

C’est la deuxième leçon : pour apprendre, j’ai besoin de dessiner beaucoup. Vraiment beaucoup. Et clairement je ne dessinais pas assez, et sans doute il y a d’énormes progrès encore à faire rien que de ce coté.

3

La troisième difficulté découle de la précédente : tout cela demande beaucoup de temps et d’énergie et je suis très impatiente. 

À chaque exercice j’ai cette urgence de finir au plus vite. Passer à la suite. Avancer et avancer. Mais au bout d’un moment, je réalise que je suis en train de bâcler, ce qui est souvent le signe qu’on est en train de se tromper. Il faut essayer de se recentrer, ou tout simplement s’arrêter.

La troisième leçon, c’est donc qu’il faut se laisser le temps d’apprendre

Petit récap :

  1. Suivre les instructions et rester humble 
  2. Ne pas avoir peur de travailler beaucoup 
  3. Se laisser le temps d’apprendre

Ça me semble une bonne base pour acquérir la discipline nécessaire pour s’améliorer. 

Le dessin est une danse

Je ne suis pas très avancée dans ce défi, je n’ai fait que les deux premières leçons sur 7, mais il m’a déjà permis de réaliser une chose importante et intéressante : dessiner, c’est un peu comme une danse. 

On crée une image en mobilisant ses connaissances, des réflexes visuels et une mémoire musculaire, acquis à force de faire des exercices. Comme un danseur qui répète les mêmes gestes pour atteindre une posture précise, dans un timing précis. 

On a besoin de se muscler, de faire des exercices, on suit un rythme, on a aussi besoin d’être à ce qu’on fait. Et il ne faut pas aller trop vite, sinon on gâche le geste,et on perd son temps. 

Et parfois, et ce n’est pas le plus facile, il faut admettre qu’on a besoin de se reposer. 

Je trouve cette manière de voir importante parce qu’on a tendance à oublier le mouvement derrière le dessin. Le spectateur, surtout novice, ne voit que le produit fini. En tant que dessinateur, il faut surtout apprécier cette « danse du dessin », le moment où on parcourt la feuille. Rien ne garantit qu’on aimera le résultat, mais je ne connais pas un dessinateur qui déteste « danser sur le papier ».

Si vous voulez essayer, c’est par ici : Drawabox, lesson 0
Pour ma part je l’ajoute à ma liste de ressources à ma liste de ressources, allez y jeter un œil si comme moi vous êtes sur la route de l’apprentissage.

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